Comprendre et suivre sa sécheresse oculaire
Yeux qui brûlent, sensation de sable, picotements, vision qui fluctue, paupières lourdes en fin de journée : ces symptômes sont fréquents et souvent banalisés. Pourtant, la sécheresse oculaire est une maladie chronique qui se prend en charge d’autant mieux qu’elle est repérée tôt.
Quels sont les symptômes ?
Les symptômes sont nombreux et variables d’une personne à l’autre : sécheresse, brûlure, irritation, sensation de corps étranger, rougeur, larmoiement paradoxal (l’œil pleure parce qu’il est irrité), fatigue visuelle sur écran, gêne au port de lentilles. Selon le TFOS DEWS III, la maladie est toujours symptomatique : si vous ressentez ces signes de façon répétée, ils méritent d’être évalués.
Pourquoi se faire dépister tôt ?
La sécheresse oculaire évolue souvent silencieusement avant de devenir gênante au quotidien. Le dépistage repose d’abord sur un questionnaire de symptômes. Notre application utilise l’OSDI (Ocular Surface Disease Index), un score de symptômes validé et largement utilisé en recherche et en pratique clinique, ainsi qu’un questionnaire complémentaire, le DEEP, développé pour affiner la détection précoce.
Les facteurs qui aggravent la sécheresse oculaire
Certains facteurs de mode de vie et d’environnement jouent un rôle reconnu : travail prolongé sur écran (on cligne moins des yeux), air sec ou climatisé, tabac, port de lentilles, certains médicaments, et l’âge. Identifier ceux qui vous concernent permet d’agir dessus. L’application vous aide à les repérer.
Comment se traite la sécheresse oculaire ?
Le TFOS DEWS III a fait évoluer la prise en charge : on ne suit plus une simple échelle par paliers, mais une approche personnalisée selon les mécanismes en cause chez chaque patient, organisée autour de trois axes — le film lacrymal, les paupières et la surface oculaire.
En première intention, l’objectif est de reconstituer, conserver et stimuler le film lacrymal : les lubrifiants oculaires (larmes artificielles) restent le socle du traitement. Lorsque les glandes de Meibomius (qui produisent la partie huileuse des larmes) sont en cause, on utilise des compresses chaudes, l’hygiène des paupières, et au cabinet des traitements comme la lumière pulsée (IPL) ou la photobiomodulation. Selon les cas, des traitements anti-inflammatoires peuvent être prescrits par le médecin.
Suivre ses traitements avec l’application
Au-delà du dépistage, l’application permet de suivre l’évolution de vos symptômes au fil des semaines et d’objectiver l’effet des traitements. Avec votre accord, votre médecin du réseau peut suivre vos scores à distance et ajuster la prise en charge.
