Comment se traite la sécheresse oculaire aujourd’hui (TFOS DEWS III 2025)

Comment se traite la sécheresse oculaire aujourd’hui (selon le TFOS DEWS III 2025)

Le dernier consensus international a changé la façon de traiter la sécheresse oculaire : place à une approche personnalisée par mécanismes.

Pendant des années, le traitement de la sécheresse oculaire suivait une échelle par paliers. Le rapport TFOS DEWS III, publié en 2025, propose une approche plus fine : identifier d’abord les mécanismes (« drivers ») en cause chez chaque patient, puis cibler le traitement autour de trois axes — le film lacrymal, les paupières et la surface oculaire.

1. Restaurer le film lacrymal

En première intention, on cherche à reconstituer, conserver et stimuler le film lacrymal. Les lubrifiants oculaires (larmes artificielles) restent le socle du traitement.

2. Traiter les paupières

Le dysfonctionnement des glandes de Meibomius, qui produisent la couche huileuse des larmes, est une cause majeure. On le prend en charge par des compresses chaudes, l’hygiène des paupières (lingettes, soins anti-Demodex, blépharoexfoliation), et au cabinet par des technologies comme la lumière pulsée (IPL) ou la photobiomodulation.

3. Protéger la surface oculaire

Selon les mécanismes, des traitements anti-inflammatoires ou d’autres options peuvent être indiqués, sur prescription et suivi médical.

L’intérêt d’un suivi régulier : objectiver si le traitement fonctionne. C’est précisément le rôle de l’application SecheresseOculaire.be, qui mesure l’évolution des symptômes (score OSDI) et permet, avec l’accord du patient, un suivi à distance par le médecin.

Sources : TFOS DEWS III, American Journal of Ophthalmology, 2025 (rapports « Diagnostic Methodology » et « Management and Therapy »). Cet article est informatif et ne remplace pas une consultation.

Similar Posts